Le mot du Président...

N.BARNAUD.jpg

En 2021, la pandémie a continué, mais l’arrivée progressive des vaccins a permis un retour à une certaine « normalité », en tout cas dans les fonctions essentielles de nos économies.

 

Le rebond de croissance a été fort, (5,2% en Europe, 5,6% aux états unis, 8,1% en chine) et le commerce mondial a repris dans des proportions importantes ! Dans ce contexte, le déséquilibre entre l’offre et la demande de transport de conteneurs, déjà annoncé en 2020, a continué de grossir, accentué par des congestions portuaires, conduisant les taux de fret à des niveaux jamais connus.

En parallèle, le marché de l’affrètement de porte-conteneurs s’est aussi envolé, les grandes compagnies maritimes, portées par des résultats en forte croissance, cherchant à augmenter leur capacité disponible soit par l’affrètement soit par des acquisitions de navires d’occasion avec une certaine frénésie !!!

Frénésie de commandes, aussi, les carnets dans les chantiers représentant fin 2021 près de 25% de la capacité existante, pour des navires livrables pour la plupart en 2023 et 2024 !

Dans le même temps, les prix de l’énergie se sont aussi envolés (+ 43% pour le Brent, 46% pour le LNG) conduisant à un retour des tensions inflationnistes nourries aussi en partie, par l’augmentation vertigineuse des prix de transport, et certaines pénuries de matière première comme de produits finis !

C’est donc une année 2021 assez exceptionnelle que nous venons de vivre. Le contexte pour 2022 devrait rester à peu près similaire, en attendant que les navires neufs entrent en flotte, permettant un retour à l’équilibre.

Entre temps, les compagnies maritimes auront profité de ces années « fastes » pour se désendetter, et investir de manière massive dans des structures logistiques, des terminaux portuaires, voir dans le transport aérien, pour devenir des géants de plus en plus « intégrés »

Nos professions portuaires ont continué à jouer leur rôle dans ce contexte, cherchant toujours à s’adapter à un environnement de plus en plus digitalisé, en améliorant les process, pour garantir au maximum la « fluidité du passage portuaire » nécessaire à cet environnement en « tension » sans créer de goulot d’étranglement !

 

De nombreux défis sont devant nous en 2022, année électorale dans notre pays ou tant de choses dépendent encore de l’état, année où le conflit Russo-Ukrainien génère beaucoup d’incertitudes et de conséquences sur les flux d’énergie, les sources d’approvisionnement de matières premières, et le climat global du commerce mondial !

Nul doute que les consignataires et les agents maritimes français sauront s’adapter à ces défis et continuer à s’intégrer dans une chaine logistique portuaire en constante évolution !

 

Nicolas Barnaud